du Capitaine Carter'et. zz$
les autres côtés de l’Ifle , & en particulier à la hauteur
de la pointe feptentrionale , par 14 & brafles, fond ^^.V 767 '
de beau fable.
On trouve de l’eau & du bois en abondance toutautour de l’Ifle , mais on ne peut pas en faire fansbeaucoup de difficulté ; une grande quantité de pierres& de larges fragmens de rochers détachés de la hauteterre embarraffent par-tout le rivage , & une houle fi.forte brife par-deflus, qu’il eft impoffible à un bateaud’approcher en fureté à plus d’une encablure de lacôte. Pour y débarquer , il faut néceffairement allerà la nage à terre , y amarrer le bateau eri-dehors desrochers ; & pour s’y procurer de l’eau & du bois, iln’y a pas d’autre méthode que de tirer l’un & l’autreà bord avec des cordes. Il y a pourtant plufieursendroits où il feroit aifé de débarquer commodémenten conftruifant un quai , ce que devroit faire un feulvaiffeau , s’il avoit quelque tems à féjourner dans l’Ifle.
Cette partie de Mafafuero eft une très-bonnerelâche pour des rafraîchiffemens, fur-tout en été ; nousavons parlé de$ chèvres qu’on y trouve, & il y a dans lesenvirons de l’Ifle un fi grand nombre de poiflons, qu’unbateau peut avec trois lignes ôc autant d’hameçons enattraper allez pour en fervir à cent perfonnes. Nousprîmes entr’autres d’excellens merlans noirs, des caval-lics , de la morue, des plies & des écrevifles. Nousprîmes auffi un martin-pêcheur qui pefoit 87 livres& qui avoit cinq pieds & demi de long. Les goulusy font fi voraces, qu’en fondant, un de ces animauxmordit au plomb j nous le tirâmes au-delfus de l’eau,
Tome 1 . F f