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le fommet des collines , qui nous parurent cultivées,Ann. 1767. p U ifq Ue certains cantons font féparés les uns des autresai ’ par des haies. Nous aperçûmes auffi deux grands ba-teaux amarrés fur le rivage. Les coups de vent quifoufHoient directement du côté de cette baie, m’empê-chèrent d’en approcher autant que j’aurois voulu ; ilsétoient fi violents que nous fûmes obligés plufieursfois de larguer les écoutes de nos huniers, quoique lesvoiles fulîënt entièrement rifées ; & je crois qu’il eftïmpoffible de faire manœuvrer un vaiffeau dans cettebaie, lorfque le vent foufîîe fort du Sud. Comme noustraversons la baie à l’Oueft, un des bateaux partit dela côte & rama vers nous, mais il s’en alla, dès qu’ilapperçut que les coups de vent & les raffales nousretenoient à une diftance confidérable de terre. Nousdécouvrîmes alors l’extrémité Oueft de la baie, fur lapartie orientale de laquelle il y a au bord de la merune petite maifon que je pris pour un corps de garde& deux pièces de canon montées fur leurs affûts, fansaucunes fortifications dans le voifinage. Nous virâmesvent arrière & portâmes une fécondé fois vers la baiede Cumberland ; dès que nous commençâmes 'a y en-trer , le bateau fe détacha derechef & s’avança vers nous.Comme les coups de vent ne nous permettoient pasd’approcher de la terre plus près qu’auparavant, nousla côtoyâmes à l’Eft ; le bateau nous fuivit toujoursjufqu’à ce qu’il fut en-dehors de la baie ; enfin la nuitnous furprit ôc nous le perdîmes de vue , furquoi nous. forçâmes de voiles en gouvernant à l’Eft.
Pendant tout ce tems je n’arborai point de
pavillon,