zo 6 Voyage
étoient mouillés jusqu’aux os , je leur fis donner h.
Ann. 1767. boire.
Mai.
L e lendemain au matin, 2 , le vent fauta encoreau N. O. & N. N. O. Nous avions alors raccommodé,le mieux qu’il nous fut poffible, la vergue de notre voiled’artimon qui avoit été rompue, nous la remîmes enplace & y enverguâmes la voile, mais nous fentîmesvivement le befoin d’une forge & de fer.
Ce befoin nous fut encore plus fenfible le 3 a lapointe du jour, quand nous apperçumes que les pen-tures du gouvernail étoient brifées. Nous les rechan-geâmes comme nous pûmes, & le lendemain, le temsétant plus calme , quoique le vent fût toujours con-traire , nous réparâmes les agrèts ; les charpentiersrattachèrent un nouveau cap de mouton où l’ancienavoit été rompu , & les voiliers raccommodèrent lesvoiles qui avoient été endommagées.
L e -) , un ouragan, du N. {N. O. & N. N. O. ,nous força encore à ne nous fervir que de nos baffesvoiles, & le vaifleau fut fi balloté que nous ne pou-vions pas le gouverner. Pendant cette tempête , deuxde nos cadenes de haubans rompirent , & une mergroffe & impétueufe fit travailler le bâtiment jufqu’aminuit. Il s’éleva alors un petit vent du b;. O. quifouffla bientôt avec beaucoup de force. Le G , à deuxheures du matin, des raffales d’Oueft violentes oc pré-cipitées nous reprirent encore en cap , ce qui jettatoutes nos voiles en arrière, & manqua de les empor-ter avant que nous puflions virer le vaiffeau. Nous