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Capitaine Byron. 183
Dans ce même te ms nous perdîmes le fécond maîtrecharpentier , jeune homme induftrieux & a6lif ; il avoitprefque toujours été dans un état de langueur depuisnotre départ de Batavia.
Le , nous pafsâmes la ligne par 17 d 10 ' de longi-tude O. Le lendemain au matin, le Capitaine Cummingfe rendit à mon bord pour m’informer que trois piècesde la ferrure de fon gouvernail étoient rompues , cequi le mettoit hors de fervice. J’envoyai fur le chample charpentier vifiter ce gouvernail , qu’il trouva enplus mauvais état encore que ne l’avoit dit le Capi-taine. Les gonds & les rofettes étoient fi ufés qu’ilsne pouvoient abfolument plus fupporter le gouvernail.
Le charpentier prit le parti d’en faire une machinepareille a celle qu’on avoit faite pour VIpfwick, & quiavoit fervi à le reconduire en Angleterre. Cette ma-chine fut achevée en cinq jours environ. La Tamars’en fervit avec fuccès ; mais craignant qu’elle ne fûthors d’état de fe foutenir contre un vent violent quila jetteroit a la côte, j’ordonnai à M. Cumming de fairevoile pour Antigoa, où il pourroit échouer le vaiffeau,
& y faire réparer fon gouvernail avec une nouvellegarniture de gonds & de rofettes qu’il avoit de re-change ; car celle de la Tamar étant en fer , on nedevoit pas s’attendre qu’elle durât autant que celle duDauphin qui étoit de cuivre ainfi que fon doublage.
La Tamar , conformément à fes nouveaux ordres,fe fépara de nous le premier d’Avril, & gouverna fur Avril,les Ifles Antilles. Lorfque nous arrivâmes par les 34 e1de latitudeS., & 35 d de longitude O., les vents grands,