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Capitaine Byron. 179
CHAPITRE XIV.
Arrivée au Cap de Bonne - Efpérance. Retour en
Angleterre.
N o u s continuâmes de faire voile pendant près de - . --"'■■■■"" i. 1 : 1 ;quarante - huit jours , fans qu’il nous arrivât rien deremarquable. Seulement, dans cet intervalle de tems ,nous eûmes le malheur de perdre un de nos meilleurscanonniers. Il fe lailîa tomber du bord , & tous nosefforts ne purent le fauver. Le io Février , nous eû- 1766.
mes la vue de la côte d’Afrique, dont nous n’étions Février,plus qu’à fept lieues, & qui s’étendoit depuis le N.
N. O. jufqu’au N. E. Elle paroifloit coupée en plu-fieurs hautes montagnes entre lefquelles on voyoit laterre s’abailfer en pente douce & couverte de fableblanc. Sa latitude S. étoit de 34 d 15 & fa longi-
tude O. de 21 d . L’aiguille aimantée déclinoit de22 d à l’Oueft ; & la fonde nous rendit 53 bralfes, fondde gros fable brun.
Nous portâmes fur la terre , & lorfque nous enfûmes à deux lieues environ , nous vîmes une épaiffefumée qui s’élevoit d’une plage fablonneufe. J’imaginaique cette fumée étoit produite par les Hottentots, &j’étois furpris qu’ils choisîlfent pour leur réfidence cettepartie de la côte , qui ne paroît être compofée que dedunes, où l’on n’apperçoit ni arbriifeau, ni verdure *
Zij