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Capitaine Byron. i 6 y
en vîmes quelques-uns d’affez confidérables, & dontils fe Tervent probablement pour aller commercer kMalacca. Mais quand nous fûmes a terre , le paysnous parut très-agréable & couvert d’arbres.
Ann. 17 6 $Noyemb.
L’Isle eft montueufe, elle produit en abondance lechou palmite & le cocotier ; mais les habitans ne ju-gèrent pas k propos de nous faire part de leurs fruits.Nous apperçumes quelques rifières : les autres pro-duirions végétales de l’Ifle nous font inconnues ; unféjour de trente-fix heures ne nous laifla pas le temsde vifiter cette contrée vraifemblablement fertile.
Maigre l’agitation violente & continuelle des va-gués dans la baie où nous étions k l’ancre , nousréuffimes a y faire une abondante pêche. Nous jettâ-mes notre feine avec le plus grand fuccès ; mais ilétoit facile de s’appercevoir que cela donnoit de l’om-brage aux Infulaires , qui regardent comme une deleurs propriétés les poiffons qui font fur leurs côtes.Deux belles rivières viennent fe jetter dans la baie;l’eau en eft parfaite , & nous la trouvâmes fi fu-périeure k celle que nous avions k bord , que nousen remplîmes autant de pièces qu’on put en chargerfur le canot , qui y retourna deux fois. Tandis quenous étions k l’ancre , quelques Infulaires nous ap-portèrent un animal qui avoit le corps d’un lièvre& les jambes d’un daim; un de nos Officiers l’acheta.Nous aurions voulu pouvoir le conferver vivant ; maisil nous fut impoffible de lui procurer l’efpèce de nour-riture qui lui étoit propre; il fallut donc le tuer, lachair en étoit d’un très-bon goût. Le tems fut k l’o-