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Capitaine Byron. i 6 $
ii3 d i' de latitude O., nous reconnûmes les trianglesqui font en dehors de la pointe de Prajil, & formentun des plus dangereux écueils Le 30 , nous vîmesplufieurs arbres flotter le long du vaiffeau ; la plupartétoient de gros bambous. La fonde alors nous rap-porta 23 braffes d’eau, fond de fable brun-foncé & decoquilles brifées. Nous étions par les y d 14' de lati-tude N., & i04 d 21 ' de longitude O. La déciinai-fon de l’aiman étoit de 3c/ à l’O. Le jour fuivant levaifleau étoit treize milles au Nord de fa latitude ef-timée; ce que nous reconnûmes être l’effet d’un cou-rant; le 2 de Novembre, il fe trouvoit trente-huit mil- Novemb,les au Sud de notre eftime. La latitude obfervée, futde 3 d 4' N., & la longitude eftimée de 103 e1 20' E.
Nous eûmes 42 & 43 braffes d’eau , fond de vafe.
A fept heures du matin, du 3 , nous vîmes rifle deTïmoan dans le S. O. f O., à la diftance d’environdouze lieues. Dampierre ayant fait mention de cetteIfle comme d’un lieu où l’on peut fe procurer des ra-fraîchilfemens , je fus tenté d’y relâcher ; nous ne vi-vions plus que de falaifon, qui commençoit à fe cor-rompre; mais les légères brifes, les calmes, les cou-rants du Sud , m’empêchèrent d’arriver au mouillageavant le 5 au foir. Nous laiffâmes tomber l’ancre par18 braffes d’eau , à la diftance d’environ deux millesdu rivage , dans une baie du côté oriental de l’Ifle.
L ü lendemain, G , nous allâmes à terre pour voirce qu’il fèroic poflible d’obtenir. Les habitans, qui fontdes Malais, nous parurent un peuple infolent. Dèsqu’ils nous virent approcher du rivage , iis accouru-