i yo Voyage
_^^ que confidération, avoit pour ceinture un cordon garni
T~ ~ de dents humaines. C’étoient vraifemblablement lesAnn» 176 c« . , .
Juillet. trophées de fes exploits guerriers ; car il ne l’auroitpas échangé contre tout ce qu'on auroit pu lui offrir,quelques-uns d’eux étoient fans armes, & d’autres enavoient d’aufli dangereufes qu’on en puifie jamais voir?c’étoit une efpèce de lance, très-large par un bout ,& garnie des deux côtés dans une longueur d’environtrois pieds, de dents de goulu de mer, aufîi tranchantesque des lancettes. Nous leur montrâmes des noix decocos, en leur faifant ligne que nous en manquions ;mais loin de nous donner quelque efpoir de nous enfournir , ils s’effbrçoient d’enlever celles que nousavions.
Nos canots que j’avois envoyés pour reconnoîtreun lieu propre au mouillage , revinrent bientôt aprèsavec la nouvelle qu’à deux encablures du rivage , ilsavoient eu 30 brades d’eau ; mais que le fond étoit decorail , & dans une place trop voifine des brifans poury être en fureté à l’ancre. Je fus donc encore dans laîf.e de Bjron. néceffité de faire voile fans pouvoir procurer des ra-fraîchiffemens à nos malades. Cette Ifle à laquelle mesOfficiers voulurent donner mon nom , efl fituée pari d 18' de latitude S. & 173 e1 46' de longitude O.La déclinaifon de l’aiguille y étoit de 11 d 15 ' vers l’Eft.
Après être partis de l’Ifle Byron , nous vîmes pen-dant plufieurs jours une quantité de poiffons , mais nousne pûmes prendre que des goulus , qui furent fervtsfur ma table , & que le défaut d’autres mets nousfaifoit trouver excellens. La dyflènterie commençoit à