D U
Capitaine Byron. 135
trouvèrent la manivelle d’un gouvernail ; cette pièce ,déjà rongée de vers , avoit vifiblement appartenu àune chaloupe Hollandoife; ils trouvèrent auffi un mor-ceau de 1er battu , un autre de cuivre & quelques pe-tits outils de fer , qu’autrefois les habitans de cettecontrée avoient eus, fans doute, des Hoîlandois à quiétoit la chaloupe. 11 feroit difficile de favoir fi les In-diens parvinrent à fe défaire des Hoîlandois, ou fi leurvaiffieau vint fe brifer fur leur côte ; mais on a lieu decroire que leur vaiffieau ne retourna jamais en Eu-rope , puifqu’il n’y a point de relation de fon voyage ,ni d’aucune découverte qu’il ait faite. Si ce vaiffieaufit voile de cette Ifle, on ne devineroit pas trop pour-quoi il y avoit laiffé le' gouvernail de fa chaloupe; &s’il fut-mis en pièces par les Indiens , il doit y avoirdans cette Ifle des reftcs plus confidérables de fes fer-remens, auxquels les fauvages attachent un très-grandprix ; mais nous n’eûmes pas le tems de faire de plusgrandes recherches. J’emportai avec moi le fer battu ,le cuivre & les outils de fer ; nous leur en Iaifsâmesun exactement de la forme d’une hache de Charpen-tier, & dont la lame étoit une coquille d’huitre per-lière. Il eft poffible qu’il ait été fait à l’imitation d’unehache ; car parmi les outils que j’ai pris dans cet en-droit , il y en avoit un qui paroiffoit être le refie decet inftrument, quoiqu’il fût prefqu’entiérement ufé.
A une très-petite diftance des maïfons des Infulai-res , nous vîmes des bâtimens d’une autre efpèce, &affez reffiemblans à des tombeaux ; ce qui nous fiecroire qu’ils avoient une grande vénération pour les
Ann. 176/.Juin.