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1 (1774)
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127
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Capitaine Byron. 117

teaux mayant rapporté une fécondé fois quon nedécouvroit aucun mouillage autour de cette Me, jeme déterminai k aller vifiter lautre , ce qui nous oc-cupa le refle du jour & de la nuit fuivante.

Le 8 , à G heures du matin, nous nous étions ap-prochés du côté occidental de cette fécondé Ifle, à ladiftance de trois-quarts de mille ; mais nous ne trouvâ-mes point de fond avec une ligne de 140 braffes : nousapperçûmes alors plufieurs autres Ifles , ou , pourmieux dire, plufieurs péninfules, dont la plupart nefont liées entrelles que par des langues de terre très-étroites , & fi baffes, quelles font prefque au niveaude la furface de la mer, qui brife delTus avec violen-ce. Jenvoyai de chaque vaiffeau un canot armé, fousla conduite dun Officier , pour fonder ôt tâcher dedécouvrir au vent des Mes un endroit propre au dé-barquement. En approchant de ces terres, la pre-mière chofe que nous diftinguions , cétoit les coco-tiers qui élevent leurs rameaux épais & chargés defruits, au-deffus des autres arbres.

Aussi-tôt que les Indiens virent partir nos ca-nots , ils accoururent en foule fur le rivage, armésde lances & de maffues ; ils fuivirent nos canots quifondoient le long de la côte, & leur faifoient desgeftes menaçans pour les empêcher daborder. Je fistirer par-deffus leurs têtes une pièce de huit livres deballe ; ils prirent précipitamment la fuite, & fe cachè-rent dans le bois : à dix heures nos bateaux étoiencde retour, mais ils navoient point trouvé de fond kla plus grande proximité du rivage, fur lequel la mer