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Capitaine Byron. 117
teaux m’ayant rapporté une fécondé fois qu’on nedécouvroit aucun mouillage autour de cette Me, jeme déterminai k aller vifiter l’autre , ce qui nous oc-cupa le refle du jour & de la nuit fuivante.
Le 8 , à G heures du matin, nous nous étions ap-prochés du côté occidental de cette fécondé Ifle, à ladiftance de trois-quarts de mille ; mais nous ne trouvâ-mes point de fond avec une ligne de 140 braffes : nousapperçûmes alors plufieurs autres Ifles , ou , pourmieux dire, plufieurs péninfules, dont la plupart nefont liées entr’elles que par des langues de terre très-étroites , & fi baffes, qu’elles font prefque au niveaude la furface de la mer, qui brife delTus avec violen-ce. J’envoyai de chaque vaiffeau un canot armé, fousla conduite d’un Officier , pour fonder ôt tâcher dedécouvrir au vent des Mes un endroit propre au dé-barquement. En approchant de ces terres, la pre-mière chofe que nous diftinguions , c’étoit les coco-tiers qui élevent leurs rameaux épais & chargés defruits, au-deffus des autres arbres.
Aussi-tôt que les Indiens virent partir nos ca-nots , ils accoururent en foule fur le rivage, armésde lances & de maffues ; ils fuivirent nos canots quifondoient le long de la côte, & leur faifoient desgeftes menaçans pour les empêcher d’aborder. Je fistirer par-deffus leurs têtes une pièce de huit livres deballe ; ils prirent précipitamment la fuite, & fe cachè-rent dans le bois : à dix heures nos bateaux étoiencde retour, mais ils n’avoient point trouvé de fond kla plus grande proximité du rivage, fur lequel la mer