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Voyage
* un de s Contre-Maîtres du Dauphin , une commit-
Ann. iyôf. f lon f econ d Lieutenant à bord de la Tamar.
Avril.
Le 30 , à fept heures du matin, nous levâmes l’ancre,& gouvernâmes au Nord en prolongeant la côte del’Ifle qui s’étend à l’Eft & au N. E. ; mais nous nedécouvrîmes aucun endroit propre à l’aiguade. Nouspourfuivîmes donc notre route, le vent étant au S.E.,& le tems fort couvert. A midi le milieu de l’Iflenous reftoit au S. S. E., à la diftance de huit lieues.
Mai. J e continuai, le lendemain 1 Mai, à gouverner
N. 3 d O., de le jour fuivant à midi , je changeai ladirection de ma route , & je portai à l’Oueft, dansle defléin de reconnoître, s’il étoit poflible , la Terrede Davis , que les Géographes placent fur le parallèlede 17 d 30' & environ à cent lieues à l’Oueft de Co~piapo au Chili) mais au bout de huit jours de recher-che, je ne vis nulle apparence de découvrir cette Ifleà la latitude marquée fur les cartes , me trouvant àcelle de 16 d 46' S. & par 94 e1 45' de longitude O.,& comme notre navigation devoit encore être longue,je me déterminai affaire prendre du N. O. à notreroute, jufqu’à ce que j’eufle rencontre les vent alifespour gouverner enfuite à l’Oueft, & chercher les IflesSalomon , s’il eft vrai qu’elles exiftent, ou faire denouvelles découvertes.
Le 1 10, nous vîmes autour de notre vaifleau desbonites & des dauphins, & le jour fuivant nous ap-perçûmes des oifeaux, connus des Naturaliftes fous
le nom d'Oifeaux Jolitaires : leur plumage brunâtre
fur