ii 6 Voyage
une étendue d’environ deux milles , elle eft bordéeAnn. i 7 6j. <pun r é c jf qu i s’étend au large. Cette Iüe , dont lesAvnI ’ terres font très-riantes , eft en grande partie boifée ;
mais du côté du Nord que nous prolongions, il y aquelques clarières , qui préfentent des pièces de ver-dure, où nous vîmes paître des chevres fauvages. Lecoup-d’œil de cette partie de PIfle efl; réellement fortagréable. Nos bateaux de retour, l’Officier, qui lescommandoit , m’informa qu’il avoit trouvé un bancdu côté de l’Eft qui touche à la pointe du Sud , à unedi.ftance confidérable du rivage, fur lequel nous pou-vions jetter l’ancre, & que vis-à-vis ce mouillage, ily avoit une très-belle cafcade d’une eau excellente;mais que près de la pointe du Nord il n’avoit décou-vert aucune place où l’on pût mouiller. Nos bateauxétoient revenus chargés d’une quantité de très-beauxpoiflons qu'ils avoient pris à la ligne , tout près durivage. Comme il étoit déjà tard , nous mîmes noscanots à bord, & nous gouvernâmes à POueft pendantla nuit.
Le 28, à fept heures du matin , nous mouillâmesnotre ancre d’affourche fur le banc que les canotsavoient découvert ; nous y eûmes 24 brafles d’eau,fond de fable noir : les deux pointes les plus éloignéesnous reftoient , l’une au Sud , & l’autre au N. O. ; lacafcade au S. S. O. à la diftance d’un mille environdu vaiffeau. Cette partie de PIfle gît Nord & Sud, &fon étendue eft de quatre milles à peu-près. Les fondes,à deux encablûres du rivage, furent régulièrement de20 à 25 brafles.