D U
Capitaine Byron. iïi
cher un mouillage , que nous découvrîmes difficile- ~——ment fur le rivage du Sud dans une très-bonne baie,où nous eûmes ao braffes d’eau. Une violente rallale,qui nous vint de terre , penfa nous chaffer de cettebaie avant que nous fuffions à l'ancre, & ft nous n’euf-fions pas réuffi à mouiller , nous aurions pafle une nuittrès-critique dans le canal ; car dès l’înfbmt de notremouillage, jufqu’au lendemain matin , nous efiuyâmesun véritable ouragan, avec une très-forte pluie louventmêlée de neige.
A fix heures du 9 , le vent étant au S. S. E., maisfrais & orageux , nous levâmes l’ancre & gouvernâ-mes à l’O. f N. O. en prolongeant la côte du Sud. Aonze heures nous avions amené le Cap Pillar. Ce Capgît O. 5 d 30 ' N. avec le Cap Upright, à la diftanced’environ quatre lieues. Le Cap Pillar eft recon-noiftàble par deux roches coupées en forme de toursqui terminent fon fommet, & lorqu’il refte à l’O. S.
O., on découvre une Iîle à la même hauteur , qui aen quelque manière l’apparence d'une meule de foin,
& qui eft bordée de pluiieurs rochers.
A l’Eft du Cap Pillar , le détroit s’ouvre jufqu’àfept & huit lieues de largeur. La terre des deux côtéseft d’une médiocre hauteur ; la côte du Nord eftmoins élevée , & celle du Sud eft plus faine ; on peutla ranger avec beaucoup moins de danger ; mais l’une& l’autre font efcarpées & morcelées. L’Ifle de Weft-minjlcr eft plus près de la côte du Nord que de celledu Sud : elle gît N. E. & S. O. avec le Cap Pillar .
La côte du Nord, près du débarquement du détroit,
1