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Voyage
!ü""" .il" tîmes que le courant nous portoit a l’Eft ; fa vîtefTe
Am. 176s. écoic d’un nœud & demi par heure. Le vent calmaAvrl] - fur les trois heures , & nous nous trouvâmes â la dif-pofition du courant qui nous porra vers 'l’Eft. Nouslaifsâmes tomber une ancre fur laquelle nous filâmesjufqu’k i%o braffes de cable avant qu’elle prît fond.
Ce ne fut que de ce jour, que le canot de la Tamar,envoyé à la recherche des mouillages de la côte duSud, revint à fon bord. Il avoit été à trois lieues duCap Pillar , & il avoit découvert plufieurs excellensancrages le long de la côte.
Le jour fuivant, 8 , à une heure du matin, les ventsétant à l’Oueft très-frais , nous levâmes l’ancre, &nous fîmes de là voile au milieu d’une épaiffe brume.A onze heures , les vents fe renforcèrent , accom-pagnés d’une grande pluie , & la mer grofîifî'oit hor-riblement. Nous nous apperçûmes bientôt que loind'avancer nous rétrogradions , nous primes donc Jeparti de porter fur une baie du rivage du Sud , dif-tante de quatre lieues èc à l’Oueft du Cap Upright ;& nous y laifsâmes tomber l’ancre fur 2obraflès d’eau ;le fond n’y étoit pas très-bon , mais , a d’autres égards,c’étoit une des meilleures retraites que nous eufftonstrouvées dans le détroit; & les vaiffeaux y font à l’abride tous les vents. Dans l’après - midi , le vent ayantmolli, & tournant un peu vers le Sud, nous défafour-châmes. A quatre heures , le vent ayant pafîé du S aS. S. E., & devenu maniable , nous mîmes a la voilele Cap à l’Oueft. Nous fîmes environ deux lieues &demie ; mais la nuit, qui tomboit, nous força de cher-