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1 (1774)
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110
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I IO

Voyage

!ü""" .il" tîmes que le courant nous portoit a lEft ; fa vîtefTe

Am. 176s. écoic dun nœud & demi par heure. Le vent calmaAvrl] - fur les trois heures , & nous nous trouvâmes â la dif-pofition du courant qui nous porra vers 'lEft. Nouslaifsâmes tomber une ancre fur laquelle nous filâmesjufquk i%o braffes de cable avant quelle prît fond.

Ce ne fut que de ce jour, que le canot de la Tamar,envoyé à la recherche des mouillages de la côte duSud, revint à fon bord. Il avoit été à trois lieues duCap Pillar , & il avoit découvert plufieurs excellensancrages le long de la côte.

Le jour fuivant, 8 , à une heure du matin, les ventsétant à lOueft très-frais , nous levâmes lancre, &nous fîmes de voile au milieu dune épaiffe brume.A onze heures , les vents fe renforcèrent , accom-pagnés dune grande pluie , & la mer grofîifî'oit hor-riblement. Nous nous apperçûmes bientôt que loind'avancer nous rétrogradions , nous primes donc Jeparti de porter fur une baie du rivage du Sud , dif-tante de quatre lieues èc à lOueft du Cap Upright ;& nous y laifsâmes tomber lancre fur 2obraflès deau ;le fond ny étoit pas très-bon , mais , a dautres égards,cétoit une des meilleures retraites que nous eufftonstrouvées dans le détroit; & les vaiffeaux y font à labride tous les vents. Dans laprès - midi , le vent ayantmolli, & tournant un peu vers le Sud, nous défafour-châmes. A quatre heures , le vent ayant pafîé du S aS. S. E., & devenu maniable , nous mîmes a la voilele Cap à lOueft. Nous fîmes environ deux lieues &demie ; mais la nuit, qui tomboit, nous força de cher-