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du Capitaine Byron. 95
dans une éclaircie , nous apperçûraes l’entrée de la Ion- —gue rue ; & nous portâmes le Cap deflus, ferrant de très- An ^ I7<5 *près le rivage méridional ,. dans l’efpér&nce d’y trou-ver un mouillage. A dix heures , une brume épaifle'&des grains violents, accompagnés d’une très-forte pluie ,nous firent dériver jufqu’au Cap Mondai, fans pouvoirtrouver un mouillage, que nous continuâmes de chercher,en gouvernant toujours le long du rivage méridional ;
& bientôt la Tamar, qui toute la nuit avoit été à feptlieues fous le vent a nous , arriva dans nos eaux. Aonze heures du foir , nous mouillâmes dans une baieprofonde, à trois lieues environ à l’Eft du Cap Mon-day. Nous laifsâmes tomber l’ancre fur 2^ braffes,près d’une Ifle dans le fond de la baie ; mais , nouschafsâmes avant que le vaiffeau eût fait tête àfon an-cre , qui prit enfuite fond fur 50 braffes. Les pointesqui forment l’entrée de la baie nous reftoient N. O.
& N. E. f E. ; & l’Ifle à l’O. -j- rumb S. Nous filâ-mes tout un cable, & l’ancre étoit h près d’une enca-blure du rivage le plus voitin.
D ans la nuit, nous eûmes les vents d’Ouefl: très-frais , accompagnés de grains violens de de pluies abon-dantes. Le 11 au matin, les vents furent plus modé-rés , mais le ciel refia couvert & la pluie continua. Lamer élevoit autour de nous de groffes lames, & bri-foit avec furie fur des rochers voifins : cette circons-tance m’obligea à lever l’ancre, & nous nous touâmesjufqu’à un banc, fur lequel la Tamar étoit à l’ancre.
Nous mouillâmes de nouveau par 14 braffes, & nous