du Capitaine Byron. 93
d’une neige éternelle, s’élèvent au-deffus des nuages ,& paroiffent n’être qu’un amas de ruines : on ne peutrien imaginer de plus affreux.
Les marées font ici très-fortes. L’ebe reverfe kl’Oueft, mais avec une irrégularité dont il feroit diffi-cile de rendre compte. Vers une heure après-midi,la Tamar jetta l’ancre dans le baie lur le rivage mé-ridional, oppofé au Cap Quad , que nous venions dequitter, & nous continuâmes à gouverner au vent juf-qu’à fept heures du foir que nous vînmes mouillerdans une petite baie où le fond eft très - bon, & quieft k rOueft & k cinq lieues environ du Cap Quad.Cette baie eft reconnoiffable par deux gros rochersqui s’élèvent au-delfus de l’eau, & une pointe de terrebaffe qui fait la partie orientale de la baie. L’ancrageeft entre les deux rochers, le plus E. reftant N. O. ~rumb E., k la diftance de deux encablures, & le plusO. qui eft près de la pointe , k O. N. O -j- rumb O. ,& dans le même éloignement k peu près. A mer baffeon découvre encore un petit rocher parmi des goémons,dans l’E. [ rumb N. , k la diftance d’environ deux lon-gueurs de cable. Cette baie ne peut guère recevoirqu’un feul vaiffeau , & s’il y en a plus d’.un , on peutmouiller en-dehors un peu plus loin où l’on trouveplus de fond. Le calme régna dans la nuit, & le temsdevint très-brumeux; mais il s’éclaircit fur les dix heu-res du matin du 8 , & j’ailai k terre. Je trouvai beau-coup de coquillages &c pas une feufe trace d’habitans.Dans l’après-midi , tandis que les gens de l’équipages’occupoient k faire de l’eau , j’allai vifiter un lagon
Ann. 17Mars.