Sz Voyage
Ann. 176 f.Février.
vigateurs prétendent qu en plufieurs endroits on netrouve que 3 braffes d eau fur ce banc, ce qui le rendtrès-dangereux ; pour l’éviter il convient de ranger detrès près la côte occidentale de Nfle Sainte-EUJabeth,d’où l’on peut en toute fûreté porter au Sud , jufqu’a cequ’on découvre le récif qui eft à quatre milles auNord de la pointe Sainte-Anne. A midi la pointe fep-tentrionale de la baie à'Eau-Douce , nous refloit àl’O. j N. O. ; & la pointe Sainte-Anne , au S. S.E., un ~ rumb à l’E. Le vaiffeau François paroifïoitencore faire la même route , & nous imaginâmesqu’il venoit des Ifles Falkland , où les Françoisavoient alors un établiffement, pour faire un charge-ment de bois, ou pour reconnoître le détroit. Le refiede cette journée ôc le lendemain 20, dans la matinée,nous eûmes des vents variables, avec des intervallesde calme; ce qui dans l’après-midi me fit prendre leparti de nous touer autour de la pointe Sainte-Anne ,jufques dans le Port Famine : à fix heures du foirnous laiffâmes tomber l’ancre , & bientôt après levaiffeau François paffa devant nous, dirigeant fa routeau Sud.
Nous féjournâmes jufqu’au 2-5 dans ce Port, oùaprès avoir tranfporté à bord de nos vaiflèaux toutesles provifions que nous avoir apportées la Floride, jedonnai ordre au maître de retourner en Angleterre,dès qu’il fe trouveroit prêt à mettre en mer ; je fi-gnalai alors l’appareillage , & je fis voile du PortFamine , avec la Tamar, voulant fortir du détroitavant que la faifon fût trop avancée ; à midi nous