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— la côte feptentrionale ; à près d’un mille de diftance,Ann. 1764. j es f on d e s régulières nous donnèrent de 7 à 13 braf-eC£m ' fes , ôc par-tout un bon fond. A dix heures du foir ,nous laifsâmes tomber l’ancre par 13 brades: la pointeSandy » fablonneufe « nous reftoit au S. j S. E. à ladiftance de quatre milles ; la pointe Porpois à O. N. O.& à trois lieues , Ôc Tille Saint - George au N. E., àquatre lieues de diftance. Tout le long de cette côte,le flot porte au Sud : dans les Sy^ygies la marée com-mence à monter vers les onze heures , <Sc l’eau s’élèveà quinze pieds environ.
Le lendemain 14 , je m’embarquai dans mon canocpour tâcher de reconnoître la baie d’Eau-Douce. J’avoisavec moi mon Lieutenant, nous descendîmes fur lapointe Sandy ; J’ordonnai aux Matelots de prolonger lacôte avec le canot, que nous fuivîmes des yeux en nouspromenant. Toute cette pointe eft couverte de bois ;nous y trouvâmes des fources d’eau douce , & lesarbres ôc la verdure y offrent un coup-d’ail très-agréa-ble, dans une étendue de quatre ou cinq milles. Au-deffus de la pointe, la contrée préfente une plaine uniedont le fol eft en apparence fertile ; la terre y étoitcouverte de fleurs qui répandoient dans l’air un par-fum délicieux. On diftinguoit une prodigieufe quantitéde graines d’efpèces différentes, dans les endroits oùles fleurs étoient tombées , & nous y vîmes des poisdont les tiges étoient fleuries. Au milieu de cette rianteprairie , émaillée d’une infinité de fleurs, paroiffoientplufieurs centaines d’oifeaux , auxquels nous donnâ-mes le nom d’oies peintes , à caufe de leur plumage