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1 (1774)
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46
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4 6 Voyage

la côte feptentrionale ; à près dun mille de diftance,Ann. 1764. j es f on d e s régulières nous donnèrent de 7 à 13 braf-eC£m ' fes , ôc par-tout un bon fond. A dix heures du foir ,nous laifsâmes tomber lancre par 13 brades: la pointeSandy » fablonneufe « nous reftoit au S. j S. E. à ladiftance de quatre milles ; la pointe Porpois à O. N. O.& à trois lieues , Ôc Tille Saint - George au N. E., àquatre lieues de diftance. Tout le long de cette côte,le flot porte au Sud : dans les Sy^ygies la marée com-mence à monter vers les onze heures , <Sc leau sélèveà quinze pieds environ.

Le lendemain 14 , je membarquai dans mon canocpour tâcher de reconnoître la baie dEau-Douce. Javoisavec moi mon Lieutenant, nous descendîmes fur lapointe Sandy ; Jordonnai aux Matelots de prolonger lacôte avec le canot, que nous fuivîmes des yeux en nouspromenant. Toute cette pointe eft couverte de bois ;nous y trouvâmes des fources deau douce , & lesarbres ôc la verdure y offrent un coup-dail très-agréa-ble, dans une étendue de quatre ou cinq milles. Au-deffus de la pointe, la contrée préfente une plaine uniedont le fol eft en apparence fertile ; la terre y étoitcouverte de fleurs qui répandoient dans lair un par-fum délicieux. On diftinguoit une prodigieufe quantitéde graines defpèces différentes, dans les endroitsles fleurs étoient tombées , & nous y vîmes des poisdont les tiges étoient fleuries. Au milieu de cette rianteprairie , émaillée dune infinité de fleurs, paroiffoientplufieurs centaines doifeaux , auxquels nous donnâ-mes le nom doies peintes , à caufe de leur plumage