du Capitaine Byron.
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membres répondoient parfaitement à cette hauteurgigantefque.
Après leur avoir diflribué le tabac , les princi-paux d’entr’eux s’approchèrent de moi, & autant queje pus interpréter leurs lignes, ils me prelfoient demonter à cheval & de les fuivre à leurs habitations ;mais il eût été imprudent'de me rendre à leurs inf-tances : je leur fis ligne qu’il étoit nécelfaire que jeretournalTe au vailîëau ; ces chefs en parurent fâchés ,& ils revinrent prendre leur place.
Durant cette conférence muette, un veillard po-foit fouvent fa tête fur des pierres , fermoit les yeuxpendant près d’une demi - minute , portoit enfuite lamain à fa bouche, & montroit le rivage. Je foup-çonnai qu’il vouloit me faire entendre que li je par-fois la nuit avec eux , ils me fourniroient quelquesprovilions; mais je crus devoir me refufer à ces offresobligeantes.
Lorsque je les quittai, aucun deux ne fe préfentapour nous fuivre , tous relièrent tranquillement alîis.J’obfervai qu’ils avoient avec eux un grand nombrede chiens dont ils fe fervent, je penfe, pour la chalfedes bêtes fauves, qui font une grande partie de leurfublillance ; ils ont de très-petits chevaux, & en fortmauvais état, mais très-vîtes à la courfe ; les bridesfont des courroies de cuir avec un petit bâton pourfervir de mors ; leurs felles relfemblent beaucoup auxcoulfinets dont nos payfans fe fervent en Angleterre.
Tome I . F
Ann. 1764.Décemb.