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1 (1774)
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36
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Ann. 1764.Décemb.

36 Voyage

Je ne îe tnefurai point, mais fi je puis juger de fa hau-teur , par comparai Ion de fa taille à la mienne , ellenétoit guère au-deffous de fept pieds. A linftantce colofTe effrayant me joignit , nous prononçâmeslun & lautre quelques paroles en forme de falut; &jallai avec lui trouver fes compagnons , à qui je fisfîgne de saffeoir au moment de les aborder, & touseurent cette complaifance. 11 y avoit parmi eux plu-fieurs femmes dune taille proportionnée à celle deshommes, qui étoient prefque tous dune flature égaleà celle du chef qui étoit venu au - devant de moi. Lefon de plufieurs voix réunies avoit frappé mes oreillesdans léloignement ; & lorfque japprochai, je vis uncertain nombre de vieillards qui, dun air grave, chan-toient dun ton fi plaintif, que jimaginai quils célé-broient quelque aéle de Religion : ils étoient touspeints & vêtus à peu près de la même maniéré. Lescercles peints autour des yeux varioient poux- la couleur;,les uns les avoient blancs & rouges, les autres rouges& noirs : leurs dents qui ont la blancheur de lyvoirefont unies & bien rangées; la plupart étoient nuds, àlexception dune peau jettée fur leurs épaules, le poilen dedans : quelques-uns portoient aufli des bottines,ayant à chaque talon une petite cheville de bois quileur fert déperon. Je confidérois avec étonnementcette troupe dhommes extraordinaires, dont le nom-bre saccrut encore de plufieurs autres qui arrivèrentau galop , & que je ne réuffis quavec peine à faireaffeoir à côté de leurs compagnons. Je leur diftribuaides grains de raffade jaunes & blancs , quils paru~