Druckschrift 
1 (1774)
Entstehung
Seite
25
Einzelbild herunterladen
 

du Capitaine Byron. ij

que nos gens qui avoient épié les guanaques, les avoientvu boire dans les étangs deau falée. Je pris donc laréfolution de quitter cette place auiïitôt que le vaiffeauferoit prêt à remettre en mer , & que notre canot àfix rames feroit réparé.

Le 17 , ceux que javois envoyés à la chaffe desguanaques, trouvèrent le crâne & les os dun homme.

Ils réuflirent à fe faifir dun jeune guanaque quilsamenèrent à bord ; cétoit le plus bel animal que nouseuflions jamais vu ; nous parvînmes à lapprivoifer aupoint quil venoit nous lécher les mains à peu prèscomme un veau ; mais malgré tous nos foins pour lenourrir , il mourut en peu de jours. Dans laprès-midi , le vent ayant confidérablement fraîchi , jor-donnai quon fe tînt prêt à laiffer tomber la grandeancre , dans lappréhenfion j'étois que nos cablesne rompiffent , ce qui cependant narriva pas. Ceuxde léquipage, qui écoient à terre avec les Charpentierspour radouber notre canot quon avoit pour cela tranf-porté fur la rive méridionale, trouvèrent deux fourcesà la diftance denviron deux milles du rivage , & dontleau nétoit pas abfolument faumâtre ; cétoit- unedécouverte très-intérelfante. Dès le matin , du 28 , jyenvoyai vingt hommes avec quelques petites futailles;

& ils rapportèrent bientôt à bord une tonne deau ,dont le befoin commençoit à fe faire fentir. Ce mêmejour , je remontai le canal dans mon bateau Ielpace 1

de près de douze milles. La mer devenant extrême-' j

ment houleufe, je me fis mettre à terre. Le canal dans j

cet endroit étoit dune largeur à perte de vue ; on y j

Tome 1 - J} !

Ann. 1764.Novemb.