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iS Voyage
relèvement de notre mouillage , dont je ne fais iciAnn. 1764. mun j on que parce que ces particularités peuvent êtreov.mt), ^ une g ranc [ e importance pour les Navigateurs quivoudroient relâcher dans ce Port, & que les deferip-tions qu’en ont données divers marins font très-fau-tives.
Le vent fut impétueux durant la plus grande partiede cette journée , & la mer étoit très-houleufe dansl’endroit où nous étions à l’ancre. Cependant je fispartir deux de nos bateaux pour fonder le Port , & jeles fuivis dans mon canot. Nous trouvâmes ce Porttrès-étroit dans un efpace de près de deux milles : àla marée montante la vîtefle du courant pouvoit êtrede huit milles par heure : nous reconnûmes aulfi plu-fieurs rochers & brifans. Defcendus à terre, nous nedécouvrîmes en nous avançant dans la contrée, qu’unecampagne déferte , des collines couvertes de fable ,mais nous n’apperçûmes pas un feul arbre Nous vîmesla fiente de quelques animaux , & nous en diftinguâ-mes quatre dans l’éloignement ; mais ils prirent la fuiteà notre approche, & il ne nous fut pas poffible d’enreconnoître l’efpèce. Nous jugeâmes que c’étoit desguanaques. Ces animaux font allez femblables h nosdaims, mais beaucoup plus gros ; quelques-uns n’ontguère moins de quatre pieds quatre pouces de haut. Ilsne fe laiffent pas approcher & font très - légers à lacourfe. De retour aux bateaux , je continuai a remonterle canal, & j’abordai à une ifle qui étoit couverte de^ veaux marins : nous en tuâmes plus de cinquante. Dansce nombre, il s’en trouva de plus gros que de jeunes