du Capitaine Byron. 17
en le ferrant d’aulîi près qu’il nous étoit poffible ; &le foir , nous vîmes une ifle à la diftance d’environ fixlieues: dans la matinée du 20, nous courûmes deflus ,& nous nous affurâmes que c’étoit Tille des Pingoinsdécrite par Narborough.
Le Port Defiré n’étant éloigné que d’environ troislieues dans le N. O. de cette ifle, j’envoyai un de nosbâtimens a rames pour le découvrir ; il revint aprèsl’avoir reconnu , & je me difpofai à y entrer. Il yavoir en cet endroit des milliers de veaux marins & depingoins autour du vaiflèau. L’ifle des Pingoins nousparut bordée d’îlôts, qui ne font que des rochers. Surle foir, nous vîmes un rocher , qui, s’élevant au-delfusde l’eau comme une pyramide, du côté méridional del’entrée du Port Defiré , eft très-propre à faire recon-noître ce Port, qu’on ne trouveroit fans cela que très-difficilement. A l’entrée de la nuit, le vent s’étant unpeu calmé, nous laifsâmes tomber l’ancre à la diftancede quatre ou cinq milles du rivage.
Le xi au matin, avec une brife de terre nous par-vînmes à l’entrée du Port, que nous trouvâmes très-étroite , bordée de rochers & de bancs de fable , & leflot y formoit un courant d’une rapidité que je n’avoispas encore vue. Je mouillai en-dehors du Port ; l’ou-verture du canal nous reftoit à PO. S. O. ; Pille desPingoins au S. E., 5 d 30 ' E., & à la diftance detrois lieues ; la terre la plus feptentrionale au N. N. O. ;deux rochers qui, à mi-flot, fe trouvent à fleur d’eau,& font à la pointe la plus méridionale d’un récif quiparc de la même terre, au N. E. \ N. Tel étoit leTome J. C