1 6 Voyage
!.. ■ -■ & fur le foir, nous mîmes à la cape ; mais le vent,
Ann. 1764. a y anc p a ffé dans la partie de l’Oueft, nous écarta dansNovemb. j a nu ; ti a f e p t heures du matin du 19 , nous courûmesde nouveau fur la terre , gouvernant au S. O. 4 S.du compas , & bientôt nous apperçûmes la mer briferde l’avant à nous ; nous fondâmes immédiatement &nous trouvâmes entre 13 & 7 braffes d’eau ; un momentaprès nous augmentâmes de fond , & la fonde rapportade 17 a 42 braffes ; de manière que nous pafsâmesfur la queue d’un banc , qui , étant plus au Nord ,nous eût peut-être été funefte.
Dans ce moment le Cap Blanc nous reftoit à l’O.S. O. ■$ d 37 ' au Sud, & à la diffance de quatre lieues :mais comme rien n’eft plus confus que la defcriptioixque Sir John Narborough a donnée de ce Port, nousne favions trop quelle direction fuivre pour nous yrendre. Je cherchai d’abord une baie , qui, conformé-ment aux inftructions de ce Navigateur , doit être auSud du Cap, mais je ne découvris rien de femblable ;& en conféquence je prolongeai le rivage , gouvernantau Sud. Nous avions un vent de terre très-frais ; nousvîmes plufieurs colonnes de fumée s’élever en différensendroits; mais nous n’appercevions ni arbre ni arbufte,& toute la contrée n’offroit a l’œil que des collinesde fable , afîez reffemblantes aux Dunes ftérilesd’Angleterre. Nous obfervâmes encore qu’à la diftancede fept à huit milles du rivage , les eaux étoient fré-quemment très - baffes , & quelquefois nous n’avionspas plus de 10 braffes.
Nous continuâmes tout le jour de côtoyer le rivage
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