du Capitaine Byron. i y
fraîchit , & fouffla de la partie du S. O. S. avecune telle force , que nous pafsâmes la nuit h capeyerfous notre grande voile. Dans la matinée, le vent plusmaniable nous permit de faire route ; mais la merétoit très-grolfe ; & quoique nous nous trouvaflionsprefque au cœur de l’été dans ces parages , le temsétoit à tous égards beaucoup plus froid qu’il ne l’eftordinairement en plein hiver dans la baie de Bifcaye.
Le 17 , fur les fix heures du foir , ayant fait de lavoile autant qu’il nous fut poflible , nous découvrîmesla terre dans le S. S. O. ; & comme nous avions euhauteur à midi par un très-beau tems, nous recon-nûmes que cette terre étoit le Cap Blanc . Mais le ventrecommença alors à fouffler avec plus de violence quejamais , la tempête dura toute la nuit, & la mer, quibrifoit continuellement autour de nous, fatiguoit pro-digieufement le vailfeau.
Le 18 , à quatre heures du matin , la fonde nousrapporta 40 brades, fond de roche : ayant couru dansla nuit une bordée au large , nous virâmes de bordpour nous rapprocher de la terre ; le vent conti-nuoit d’être en tourmente avec de la grêle & de laneige. Vers les fix heures , nous revîmes la terre,qui nous reftoit dans le S. O. f O. Notre vailfeauétoit maintenant fi peu calé, que fa dérive devenoittrès - confidérable dès qu’il ventoit bon frais. J’étoistrès-impatient de gagner le Port Defiré , pour remédierà cet inconvénient ; car dans l’état où fe trouvoit lenavire, il étoit dans un continuel danger de s’abattre.Nous gouvernâmes fur la terre avec un vent de N. E.,
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Ann. 1764.Novemb.