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Capitaine Byron. 13
lames , près de fondre fur nous : je criai qu’on halât — "la mifaine , & qu’on larguât aufii-tôt l’écoûte de la ^^vemb 4grande voile ; car j’étois perfuadé que fi nous avionsquelques voiles dehors au moment où ce grain me-naçant alloit nous atteindre , nous coulerions basinfailliblement, ou que nous aurions tous nos mâtsrompus. Il fut cependant fur nous , & coucha notrenavire fur le côté , avant que nous puffions larguer lagrande amure , qui fut alors coupée ; & en même-temsl’écoute de la grande voile renverfa le premier Lieu-tenant , le meurtrit, & lui cafla trois dents. La mi-faine qui n’étoit pas entièrement amenée , fut rnife enpièces. Si ce coup de vent qui vint à l’improvifte, &avec une violence dont il y a peu d’exemples, nousavoit furpris de nuit, il auroit eu pour nous des fui-tes funeftes. Il nous fut annoncé par les cris per-cans de plufieurs centaines d’oifeaux qui fuyoiencen avant ; il dura environ 20 minutes, & calma pardegrés.
La Tamar en fut quitte pour avoir fa grande voiledéchirée ; mais elle étoit fous le vent à nous, & elleavoit eu le tems de fe mieux préparer. En très-peu detems le vent refraîchit, & nous pafsâmes la nuit à lacape fous la grande voile rifée.
Le 14 au matin , le vent devint plus modéré, maisîa mer étoit houleufe. Bientôt le vent pafîa au S. f S. O.
& nous gouvernâmes vers l’Oueft fous nos voiles ma-jeures.
Les premiers rayons du jour nous montrèrent la