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Capitaine Byron. ii
S. , & les <58 d 17' de longitude O. La déclinaifonde l’aiguille aimantée de 11 d 4 à l’Eft. Ann. 1764.
0 4 Novemb.
Le 12 , fur les trois heures après-midi, étant à mepromener fur le gaillard d’arrière , je ne fus pas peufurpris d’entendre ceux qui étoient fur le gaillard d’a-vant crier tous enfemble » terre droit à l’avant « ; lesnuages obfcurcifl’oient prefque tout le tour de l’ho-rifon , & nous avions eu beaucoup de tonnerre & deséclairs. Je regardai de lavant par-defi’ous la mifaine ,
& fous le vent, & je crus remarquer que ce qui avoitd’abord paru être une ifle , préfentoit deux monta-gnes efcarpées ; mais en regardant du côté du vent,il me fembla que la terre , qui fe joignoit à ces mon-tagnes , s’étendoit au loin dans le S. E. : en conféquencenous gouvernâmes S. O. Je fis monter des Officiers auhaut des mâts pour obferver au vent & vérifier cettedécouverte ; tous affurèrent qu’ils voyoient une grandeétendue deterre. Je fis immédiatement mettre en panne,
& fonder autour de nous ; on trouva encore 32 braffescl’eau ; mais je commençai à croire que nous étionspeut-être engagés dans une baie ; & je fouhaitois bienplus que je ne l’efpérois , que nous pufîions en fortiravant la nuit.
Nous fîmes de la voile & portâmes à l’E. S. E.
La terre fembloit fe montrer toujours fous la mêmeapparence ; les montagnes paroifl’oient bleues, commecela eft allez ordinaire dans un tems obfcur & plu-vieux , lorfqu’on n’en eft pas éloigné. Bientôt quel-ques-uns crurent entendre & voir la mer brifer fur unrivage de fable ; mais ayant gouverné encore environ
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