GÉNÉRALE. h»
rapporté les chofes telles qu’il les a vues ; d’où,il faut conclure que l’exiftence de cette efpèced’hommes particulière eft un fait réel, ÔC quece n’eft pas aflez pour le traiter d’apocryphe,qu’une partie des marins n’ait pas apperçu ceque les autres ont fort bien vu. C’eft aufli l’opi-nion de M. Fréfier , écrivain judicieux, qui aété à portée de raffembler les témoignages fur leslieux mêmes. On a lu dans mon quatrième Livrefes réflexions fur ce fujet, auxquelles j’en ajou-terai quelques-unes ».
«Il paroît confiant que les habitans des deuxrives du détroit font de la taille ordinaire, ÔCque l’efpèce particulière faifoit il y a deux fièclesfa demeure habituelle fur les côtes défertes, foitdans quelques miférables cahutes au fond desbois, foit dans des cavernes de rochers prefqueinacceflibles , comme nous l’apprenons d’Olivierde Noort. Nous voyons par fon récit que dèsce tems, où les navires d’Europe commençoienta fréquenter ce paffage, ils s’y tenoient cachéstant qu’ils appercevoient des vaiffeaux en mer,raifon pour laquelle on ne pouvoit les décou-vrir , quoiqu’on apperçût à tout moment desmarques récentes de leur féjour fur une côteTome L d