xviij INTRODUCTION
» Ceux qui feront curieux du détail des tra-ditions de cette efpèce répandues chez les Amé-ricains ; de celui des édifices autrefois conftruitspar les géants, avec des pierres énormes,le trouveront dans Torquemada, L'iv. I. ch. 13<$£14. Toutes ces fables font à-peu-près fem-blables à ce que l’on raconte des géants de notreancien monde. Les os des géants qu’on trouvequelquefois en Amérique, tels qu’on en mon-trait en ij5o à Mexico ailleurs, ne fontprobablement que des os de grands animauxpeu connus. Ce n’eft qu’à la vue même d’unetelle race d’hommes, qu’on doit fe décider furleur exiftence, ou du-moins qu’à celle d’un fque-lette entier ; ainfi quoique Turner rapporte qu’en1610 il a fait voir à la Cour de Londres, l’osde la cuilfe d’un de ces hommes , à la vueduquel on connoilfoit par les proportions, quele géant étoit d’une grandeur démefurée, jeregarde encore la preuve donnée par ce Natu-ralifte comme infuffifante ; malgré ce qu’il ajoutequ’il a lui - même vu fur les côtes du Bréfilprès de la rivière de P lata , des géants qui vontentièrement nuds : la partie de leur crâne der-rière la tête eft applatie &C ronde. Leurs femme's