DES ÉDITEURS, xiij
Lettres François , qui fe trouvoit à Londres,de le traduire , ou du moins de le faire tra-duire fous fes yeux, ÔC pour cet effet il lui avoitoffert de lui remettre les feuilles du Livre àmefure qu’on les imprimeroit. Mais cet Hommede Lettres n’ayant reçu un exemplaire de l’ori-ginal que peu de tems avant qu’on le publiât àLondres, il ne lui a pas été poffible de fe chargerd’un travail fi confidérable ; d’ailleurs il étoitimportant de mettre la plus grande célérité dansl’exécution , afin de répondre à la confiance deM. Hawkefworth ÔC de ne pas fe laiffer pré-venir par des Traducteurs étrangers. Il a doncété néceffaire d’employer à la traduction plu-fieurs perfonnes habiles d>C exercées à ce genrede travail ; quoique la traduction ait été faiteÔC revue avec foin, on n’y trouvera pas l’uni-formité de ftyle qui devroit naturellement fetrouver dans tout Ouvrage, mais qui heureufe-ment n’eft pas fi néceffaire dans un Livre de lanature de celui-ci , où le fond l’emporte debeaucoup fur la forme ÔC où l’exaCtitude ÔC lafidélité font les qualités les plus importantes.