du Capitaine Cook. jiy
de circonftances qui provoquent fa colère , la femmeen efi ordinairement quitte pour quelques coups.Comme la punition n’eft au^orifée par aucune loi, &qu’il n’y a point de Magiftrat chargé de la vindiêlepublique , les coupables échappent fouvent au châti-ment , à moins que l’offenfé ne foit le plus fort ; cepen-dant un Chef punit de tems en tems fes fujets immé-diats, pour les fautes qu’ils commettent les uns en-vers les autres, ôc'même il châtie des Infulaires quine dépendent point de lui , lorfqu’ils font fuppoféss’être rendus coupables de quelque délit dans fonpropre diftriét.
Après avoir décrit le mieux qu’il m’a été poffiblel’état préfent de l’Ifle & du peuple qui l’habite, des coutu-mes & des mœurs, du langage & des arts ; je terminerai ceChapitre par quelques obfervations générales qui peu-vent fervir aux Navigateurs , fi quelques-uns des vaif-feaux de la Grande-Bretagne reçoivent par la fuite desordres pour aborder â Otahiti : comme cette Ifle neproduit rien qui puiffe devenir un objet de commerce,& qu’elle ne préfente d’autre utilité aux Européensque des ports pour s’y rafraîchir , lorfqu’ils pafleroncdans les mers du Sud , il faudroit, pour en tirer toutle parti poffible , y tranfporter des moutons, des chè-vres , des bêtes à cornes, des légumes & graines d’Eu-rope , ainÇ que d’autres plantes, qui vraifemblable-ment réuffiroient très-bien dans un fi beau climat &un fol fi fertile.
Quoique l’Me d * Otahiti & les Mes voifinesfoient fituées dans le tropique du Capricorne, la cha-
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Ann. 1769.Juillet.