52.8 Voyage
l eur n ’y c ft pas incommode, & les vents n’y foufflent
A ^Juilkf 9 ‘ P as tou j ours l’^ft ’ nous avons eu Souvent pendantdeux ou trois jours un vent frais du S. O., & quel-quefois , mais rarement, du N. O. Tupia nous a ditque les vents S. O. régnent en O&obre , Novembre ,Décembre ; & nous ne doutons pas du fait. Lorfqueles vents font variables , ils font toujours accompagnésd’une grofle mer , qui vient du S. O. ou O. S. O. ;quand il fait calme & que l’atmofphère eft chargé debrouillards , il règne aufti une grofte mer, qui a fa di-rection du même côté , ce qui eft un préfage fur queles vents font variables ou viennent de l’Oueft, enpleine mer ; car le tems eft toujours clair avec un ventalifé régulier. La rencontre des vents d’Oueft , dansles limites générales du commerce d’Orient , a portéquelques Navigateurs à penfer qu’ils écoient alors prèsde quelque grande étendue de terre ; mais je crois queces vents n’autorifent pas leur conjecture.
Nous avons reconnu , ainfi que le Dauphin , queles vents alifés , dans ces parages , ne s’étendent pasau Sud à plus de ro degrés ; & au-delà , nous avonstrouvé communément un vent frais d’Oueft. Il eft rai-fonnable de fuppofer que lorfque ces vents font forts,ils rechaffent le vent d’Eft & empiètent par-conféquentfur les limites dans lefquelles ils ont coutume de fouf-fler, ce qui produit nécessairement des vents, variables& une groiïe mer S. O. : cette fuppofition eft d’autantplus probable que chacun fait que les vents alifés fouf-fient très-foiblement, lorfqu’ils font à quelque diftancede leurs limites ; ils peuvent donc facilement être
arrêtés