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2 (1774)
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526
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Voyage

î

fatisfaire tous fes goûts & toutes Tes paillons, &

dEurope , un homme qui na point dargent voiequil pourroit, avec ce métal , fatisfaire tous fes defirs ;les Otahitiens nont ni monnoie , ni aucun ligne fiêlifqui lui reflemble : il ny a , à ce quil paroît, dans lifleaucun bien permanent dont la fraude ou la violencepuiffent semparer ; & effeélivement. fi on retranchetous les crimes que la cupidité fait commettre auxpeuples civilifés, il nen reliera pas beaucoup. Nousdevons ajouter que par-tout les loix ne mettent pointde reflriélions au commerce des femmes, les hom-mes font rarement tentés de devenir adultères ;dautant plus quune femme doit être rarementlobjet dune préférence particulière fur les autres,dans un pays elles font moins diflinguées par desornemens extérieurs & par les circonftances acciden-telles qui réfultent des rafinemens de lart & du fenti-ment. Il eft vrai que ces Infulaires font voleurs ; com-me chez eux perfonne ne peut effuyer de grands dom-mages, ou tirer de grands profits par le vol, il na pasété néceffaire de réprimer ce délit par les châtimens,qui, dans dautres Nations , font abfolument indifpen-fables pour maintenir Pexiftence de la fociété. Tupianous a dit pourtant que ladultère & le vol fe punif-fent quelquefois : dans tous les cas dinjure ou de dé-lit, la punition du coupable dépend de loffenfé. Lemari, dans un premier tranfport de refîènriment, pu-nit quelquefois ladultère de mort , lorfquil fur prendles coupables en flagrant-délit ; mais sil ny a point

Juillet.

par-conféquent les intérêts des hommes ne font pasfouvent oppofés les uns aux autres. Dans nos contrées