Ann. 1769.Juillet.
jio Voyage
! leurs Rois. Les Prêtres ont la plus grande partie dupeu de connoiffances qui font répandues dans rifle ;mais ces connoiffances fe bornent à favoir les noms &les rangs des différents Eatuas ou dieux fubalternes ,& les opinions fur l’origine des êtres, que la traditiona tranfmifes dans leur ordre : ces opinions font expri-mées en fentences détachées ; quelques Prêtres enrépètent un nombre incroyable , quoiqu’il s’y trouvetrès-peu des mots dont ils fe fervent dans leur langageordinaire.
Les Prêtres cependant ont plus de lumières fur lanavigation & l’aftronomie que le refte du peuple, &le nom de Tahowa ne lignifie rien autre qu’un hommeéclairé. Comme il y a des Prêtres pour toutes lesclaffes , ils n’officient que dans celle k laquelle ils fontattachés; le Tahowa d’une claffe inférieure n’eft jamaisappelle pour faire fes fonctions par des Infulaires quifont membres d’une clalfe plus diftinguée, & le Prêtred’une clafle fupérieure, n’exerce jamais les fiennes pourdes hommes d’un rang plus bas,
I l nous paroît que le mariage k Otahiti n’eft qu’uneconvention entre l’homme & la femme, dont les Prê-tres ne fe mêlent point; dès qu’il eft contraéfé, il fem-ble qu’ils en tiennent les conditions ; mais les par-ties fe féparent quelquefois d’un commun accord ,de dans ce cas le divorce fe fait avec auffi peu d’appa-reil que le mariage.
Qu o ique les Prêtres n’aient point impofé de taxes
fur