du Capitaine Cook. yn
fur les Otahitiens pour une Bénédi&ion nuptiale, ilsfe font approprié deux cérémonies dont ils retirent Ann. 1769.des avantages conlidérables. L’une eft le Tattow ( oul’ufage de fe piquer la peau ), & l’autre la circoncilionqui n’ont toutes les deux aucun rapport avec la reli-gion. Nous avons déjà décrit le Tattow : ce peuple aadopté la circoncilion fans autres motifs que ceux dela propreté; cette opération, à proprement parler, nedoit pas être appellée circoncilion, parce qu’ils ne fontpas au prépuce une amputation circulaire : ils le fen-dent feulement à travers la partie fupérieure , pourempêcher qu’il ne fe recouvre fur le gland. Comme lesPrêtres peuvent feuls faire les opérations du Tattow& de la circoncilion ; & que c’efl; le plus grand de tousles deshonneurs que de ne pas porter des marques del’une & de l’autre , on peut les regarder comme descérémonies qui rapportent des honoraires au Clergé,ainli que nos Mariages & nos Baptêmes. Les Infu-laires paient ces rétributions libéralement & de boncœur, non d’après un tarif bxé, mais fuivant le rang& les facultés des parties ou de leurs amis.
Les Morais , ainli que nous l’avons déjà obfervé,font tout à la fois des cimetières & des endroits deculte, & en cela nos Eglifes n’y reffemblent que trop.L’Otahitien approche de fon Morai avec un refpeêt &une dévotion qui feroit honte au chrétien ; il ne croitcependant pas que ce lieu renferme rien de facré ,mais il y va adorer une divinité invilîble, & quoiqu’iln’en attende point des récompenfes & n’en craigneTome II. V v v