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2 (1774)
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515
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du Capitaine Cook. 515

intervalles pendant cinq lunes, mais ils deviennentmoins fréquents par degrés, à mefure que le terme dece tems approche. Lorfquil eft expiré, le refte du ca-davre eft tiré de la biere , ils ratifient & lavent très-proprement les os, & les enterrent enfuite au - dedansou au-dehors dun Morai, fuivant le rang quoccupoitle mort ; fi le défunt étoit un Earee ou chef, ils nen-terrent pas fon crâne avec le refte des os ; ils lenve-loppent dune belle étoffe, & le mettent dans une ef-pèce de boîte faite pour cela, quils placent auffi dans leMorai. Ce coffre eft appellé Ewharre no te Orometua , lamaifon dun doéteur ou maître. Après cela le deuil ceffe,à moins que quelques femmes ne foient toujours réelle-ment affligées de la mort du défunt \ & dans ce cas, ellesfe font quelquefois tout-à-coup des bleffures avec ladent dun goulu , quelque part quelles fe rencontrent.Ce que nous venons de dire explique peut-être pourquoiTérapo dans un accès de chagrin fe bleffa elle-mêmeau Fort. Quelque circonftance accidentelle pouvoit luirappeller alors le fouvenir dun ami ou dun parentquelle avoit perdu, & ranimer fa tendrefle & fa dou-leur au point de lui faire répandre des larmes & ré-péter le rite funéraire.

Les cérémonies ne finiflent pourtant pas avec ledeuil ; le Prêtre, qui eft bien payé par les parents dudéfunt & les offrandes qui fe font au Morai , récitetoujours des prières. Quelques-unes des offrandes quilsdépofent de tems en tems au Morai font emblémati-ques, un jeune plane repréfente le défunt, & la touffede plumes la divinité quils invoquent. Le Prêtre ac-

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Ann. 1769.Juillet.