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du Capitaine Cook. 513
Ces hangars font d’une grandeur proportionnéeau rang de la perfonne dont ils doivent contenir lecadavre ; ceux qui font deftinés aux Otahitrens de ladernière dalle, n’ont que la longueur de la biere, &ils ne font point entourés de paliffades. Le plus grandque nous ayions jamais vu avoit onze verges de long;les plus beaux Tupapows font ornés fuivant les facul-tés & l’inclination des parents du défunt , qui nemanquent jamais de mettre autour du mort une gran-de quantité de pièces d’étoffes , & qui quelquefois encouvrent prefque entièrement l’extérieur du hangar.On dépofe autour de ce lieu des guirlandes de noix depalmier , ou pandanus & de feuilles de cocos que lesPrêtres entrelaffent en nœuds myftérieux , avec uneplante qu’ils appellent Ethée no Moray, & qui eft par-ticuliérement confacré aux folemnités funéraires. Ilslaiflent aulîi à peu de diftance du cadavre des aliments& de l’eau, mais on en a déjà parlé ailleurs ainli quedes autres décorations,
Dès que le corps eft dépofé dans le Tupapow ,le deuil fe renouvelle. Les femmes s’alfemblent &font conduites à la porte par la plus proche pa-rente , qui s’enfonce à plufieurs reprifes la dent d’ungoulu de mer dans le fommet de la tête. Le fang quicoule en abondance eft reçu foigneufement fur desmorceaux de toile qu’ils jettent fous la biere ; les au-tres femmes fuivent cet exemple , & elles réitèrent lamême cérémonie pendant deux ou trois jours , tantque le zèle & la douleur peuvent la foutenir : ils re-çoivent de même fur des pièces d’étoffes les larmesTome II . T11
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Ann. 1769Juillet.