du Capitaine Cook. y i i
tien , chez qui il eut fait de grands progrès ; & unde nos gens , qui alla paffer quelque tems à terre, at-taqué de cette maladie, s’en revint peu de tems aprèsparfaitement guéri ; d’où il fuit que la maladie s’étoitguérie elle-même, ou qu’ils connoiffent la vertu deslimples, & n’ajoutent pas foi aux extravagances fuperf-titieufes de leurs Prêtres. Nous avons tâché de décou-vrir les qualités médicinales qu’ils attribuent à leursplantes ; mais nous entendions trop imparfaitementleur langage pour y réufîir. Si nous avions pu appren-dre le fpécifique qu’ils emploient contre la maladievénérienne, à fuppofer qu’ils en aient un , cette décou-verte auroit été très-utile pour nous ; car lorfque nousquittâmes l’Ifle , plus de la moitié de notre équipagel’avoit contractée.
En rapportant les iticidens qui nous arrivèrent pen-dant notre féjour, il étoit impoflible de ne pas antici-per fur les détails des coutumes , des opinions & del’induftrie de ce peuple , dont nous traitons dans ceChapitre : afin d’éviter les répétitions , je ne ferai quefuppléer à ce que je pourrois avoir omis. Nous avonsdéjà beaucoup parlé de la manière dont ils difpofentde leurs morts : je dois obferver encore ici qu’ils ontdeux endroits où iis les dépofent ; l’un eft un hangaroù ils laiffent pourir la chair du cadavre , & l’autreun lieu enclos par des murs & où ils enterrent lesoffemens : ils donnent à ces hangars le nom de Tupa-pow , & à leurs cimetières enclos celui de Morai ; lesMorais font auffi des lieux deftinés à une efpèce deculte.
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Ann. 1769.Juillet.
Manièredont ils difpo-fent de leursmorts.