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2 (1774)
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509
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du Capitaine Coüic. jc?

les Prêtres répètent ces cérémonies jufquk ce que lemalade meure ou recouvre la fanté. Sil revient enfan , ils difent que les remèdes lont guéri, & silmeurt, ils déclarent que la maladie étoit incurable ,en quoi peut-être ces Médecins ne différent pas beau-coup de ceux des autres pays.

Ann. 1769.Juillet.

Si nous jugeons de leurs connoiflhnees en Chirur-gie , par les larges cicatrices que nous leur avons vuesquelquefois , nous devons fuppofer quils ont fait plusde progrès dans cet art que dans la Médecine, & quenos chirurgiens dEurope auroient à peine lavantagefur les leurs. Nous avons vu un homme dont le vifageétoit entièrement défiguré par les fuites de fes blefîu-res ; fon nez , y compris los & le Cartilage, étoit abso-lument ras; lune de fes joues & un de fes yeux,avoicreçu de fi terribles coups quils y avoient laide un creux le poing pouvoit prefque entrer , & il ne ref-toit pourtant point dulcéres. Tupia , qui sembarquaavec nous , avoit été percé de part en part par une ja-veline,* armée à la pointe, de los dune efpèce de raie ;larme étoit entrée par le dos, & fortie au-defïous dela poitrine. Excepté le traitement des fraélures & desluxations, le plus habile Chirurgien contribue très-peua la guérifon dune bleflure ; le fang eft le meilleurde tous les baumes vulnéraires, & lorlque les humeursdu corps font pures & que le malade cft tempérant, ilne faut, pour guérir la bleflure la plus confidérable,quaider à la nature en tenant la plaie propre.

Le commerce des Otahitiens avec les habitans delEurope, les a déjà infeéiés de la maladie vénérienne,