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2 (1774)
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508
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Voyage

foS

r=z - M ±t~:- J 2 leur fournit des provifions. Nous navons pas pu con-no * tre ^ ces nialheureux avoient quelquefpérance deguérifon & de foulagement, ou II on les y laiffoit lan-guir & mourir dans la folitude & le défefpoir. Nousremarquâmes aufîi un petit nombre dinfulaires, quiavoient fur différentes parties du corps des ulcères , quiparoiffoient très-virulents ; mais ceux qui en étoientaffligés ne fembloient pas y faire beaucoup datten-tion ; ils les portoienc entièrement à découvert , &fans rien appliquer deffus qui pût en écarter les mou-ches.

Il ne doit pas y avoir de Médecins de profefflondans un pays lintempérance ne produit pas de ma-ladies ; cependant par-tout lhomme fouffre , il faitdes efforts pour le foulager , & lorfqu'il ignore égale-ment le remède & la caufe de la maladie, il a recoursà la fuperftition ; ainfi il arrive quà Olahitï ôc danstous les autres pays qui. ne font pas ravagés par leluxe, ou polis par les connoiflànces , le foin des ma-lades eft confié aux Prêtres. La méthode que fui-vent les Prêtres d 'Otahïti , pour opérer la guérifon,confifte principalement en prières & en cérémonies :lorfquils vifitent les malades, ils prononcent plufieurs, fois certaines fentencçs, qui paroiffent être des formu-les établies pour ces occafions ; ils treffent en mcme-tems très-proprement les feuilles dune noix de cocoen différentes formes ; ils attachent quelques-unes deces figures aux doigts & aux pieds du malade , & ilslaiffent fouvent derrière lui un petit nombre de bran-ches du Thefpecia populnea , quils appellent Emidho /