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elle acquiert plus de blancheur & de douceur , lorf-Ann. 1769. qu’on la lave & qu’on la bat derechef après qu’on l’aJuillet. portée.
It y a plufieurs fortes de cette étoffe de différentsdegrés de finefie, fuivant qu’elle eff plus ou moinsbattue fans être doublée. Les autres étoffes font auffiplus ou moins belles fuivant qu’elle ont été battues ;mais elles different en même-tems les unes des autrespar les différens matériaux dont elles font compofées.On ne prend l’écorce de l’arbre à pain que lorfque lestiges font beaucoup plus longues & plus épaiffes que cel-les du figuier qu’on emploie quand elles font plus jeunes.
Quand les Otahitiens veulent laver cette étoffeaprès qu’elle a été portée , ils la font tremper dansune eau courante , où ils la laiffent pendant quelquetems, après l’avoir fixée au fond avec une pierre ; ilsla tordent enluite légèrement pour en exprimer l’eau :quelquefois ils lui donnent alors une nouvelle fabrica-tion : ils en mettent plufieurs pièces l’une fur l’autre, & lesbattent enfemble avec le côté le plus raboteux du mail-let; elles deviennent d’une épaifleur égale à nos drapsd’Angleterre, & plus douces & plus unies que ces draps,après qu’elles ont un peu fervi, quoiqu’en fortant dedefious le maillet, elles paroiffent avoir été empefées.
Cette étoffe fe déchire quelquefois lorfqu’on labat; mais ils la raccommodent aifément, en y joignantun morceau avec une colle compofée de la racine dupeu , & ils font cette opération avec tant d’adreffe