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du Capitaine Cook. 481
l’eau qu’elle contenoit étant imbibée ou évaporée, lesfibres adhérent fi bien enfemble, que toutes les couches Ann. 1769.fe lèvent de terre en une feule pièce. Juillet.
Après qu’on a ainfi levé la pièce, on la pofe furle côté poli d’une grande planche de bois préparéepour cet effet, & les fervantes la battent avec de petitsmaillets d’environ un pied de long & de trois poucesd’épaiffeur, faits d’un bois dur que les Infulaires ap-pellent Etoa. La forme de cet infirmaient reffembleallez à un cuir quarré de rafoir , excepté feulementque le manche cfi un peu plus long , & que chacunedes quatres faces eft filîonée de rainures & de lignesprominentes , plus ou moins hautes ou profondes :celles d’un côté font de la grofi'eur d’une petite ficel-le , les plus petites de celles d’un fil de foie , & danscet intervalle, les autres diminuent par degrés.
Ils battent d’abord l’écorce avec le côté dumaillet où font les plus groffes rainures , & ils frap-pent en cadence comme nos forgerons fur leur en-clume. L’écorce s’étend très - promptement fousles coups , & les rainures de l’inftrument y Iaifîèntl’empreinte d’un tifiù ; on la bat fuccefiivement avecles autres côtés du maillet , & l’on finit par le plusuni ; alors l’étoffe fort achevée de la main de l’ou-vrier. Quelquefois 011 applique plufieurs doubles decette étoffe qu’on bat avec le côté le plus uni du mail-let : dans ce cas elle s’amincit , devient prefque auffilégère qu’une mouffeline , ôc ils lui donnent le nomd'Hoboo. L’étoffe fe blanchit très - bien à l’air, maisTome IL P p p