du Capitaine Cook. 47 y
mœurs &.la lubricité k un point que les autres Nations,donc on a parlé depuis le commencement du Mondejufqu’à préfent, n’avoient pas encore atteint, 6t qu’il eftimpoftible de concevoir.
Ann. 1769.Juillet.
Un nombre très-confidérable d’Otahitiens des deuxfexes forment des lociétés Singulières , où toutes lesfemmes font communes à tous les hommes ; cet arran-gement met dans leurs plaifirs une variété perpétuelle,dont iis ont tellement befoin , que le même homme &la même femme n’habitent guères plus de deux ou troisjours enfemble.
Ces fociétés font distinguées fous le nom Arrcoy ;ceux qui en font partie ont des affemblées auxquellesles autres Infulaires n’affiftent point : les hommes s’ydivertiffent par des combats de lutte, & les femmesy danfent en liberté la Timorodée , afin d’exciter enelles des defirs , qu’elles Satisfont Souvent fur le champ,comme on nous l’a raconté. Ceci n’eft rien encore :Si une de ces femmes devient enceinte, ce qui arriveplus rarement que Si chacune habitoic avec un Seulhomme , l’enfant eft étouffé au moment de fa naif-fance , afin qu’il n’embarraflé point le père , & qu’iln’interrompe pas la mère dans les plaifirs de fou abo-minable proftitution. Quelquefois cependant il arriveque la mère reffent pour Son enfant la tendreffe quela Nature infpire à tous les animaux , pour la con-servation de leur progéniture , & elle Surmonte
alors par inftinèl la paffion qui Savoie entraînée danscette Société ; mais dans ce cas-là même on ne luipermet pas de Sauver la vie de fon enfant , à moins
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