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Ann. 1769.Juillet.
4 j 6 Voyage
qu’elle ne trouve un homme qui l’adopte comme étantde lui ; elle prévient alors le meurtre, mais l’homme& la femme étant cenfés , par cet aêle , s’être donnésexclufivement l’un à l’autre , ils font chaflés de la com-munauté & perdent pour l’avenir tout droit aux privi-lèges & aux plaifirs de YJlrreoy : la femme eft appelléeW^hannownow , a qui a fait des enfans » , mot quilsemploient en cette occafion comme un terme de repro-che , quoiqu’aux yeux de la fagefte , de l’humanité &de la faine raifon , il n’y ait rien de plus honorable& de plus conforme aux fentimens qui diftinguentl’homme de la brute.
It ne faudroit pas attribuer à un peuple , furde légères preuves , une pratique fi horrible & fiétrange ; mais j’en ai d’aftez convaincantes pour jufti-fier le récit que je viens de faire. Les Otahitiens, loinde regarder comme un deshonneur d’être aggrégés àcette fociété , en tirent au contraire vanité , commed’une grande diftinétion : lorfqu’on nous a indiquéquelques perfonnes qui étoient membres d’un Arreoy ,nous leur avons fait, M. Banks & moi, des queftionsfur cette matière, & nous avons reçu de leur proprebouche les détails que je viens de rapporter. PlufieursIndiens nous ont avoué qu’ils étoient aggrégés à cesexécrables fociétés , & que plufieurs de leurs enfansavoient été mis à mort.
Je ne dois pas terminer la defcription de la viedomeftiquedes Otahitiens , fans parler de leur extrêmepropreté. Si ce qui diminue le bien-être & augmenteles maux de la vie eft un vice , fûrement la propreté