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2 (1774)
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476
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fotim

Ann. 1769.Juillet.

4 j 6 Voyage

quelle ne trouve un homme qui ladopte comme étantde lui ; elle prévient alors le meurtre, mais lhomme& la femme étant cenfés , par cet aêle , sêtre donnésexclufivement lun à lautre , ils font chaflés de la com-munauté & perdent pour lavenir tout droit aux privi-lèges & aux plaifirs de YJlrreoy : la femme eft appelléeW^hannownow , a qui a fait des enfans » , mot quilsemploient en cette occafion comme un terme de repro-che , quoiquaux yeux de la fagefte , de lhumanité &de la faine raifon , il ny ait rien de plus honorable& de plus conforme aux fentimens qui diftinguentlhomme de la brute.

It ne faudroit pas attribuer à un peuple , furde légères preuves , une pratique fi horrible & fiétrange ; mais jen ai daftez convaincantes pour jufti-fier le récit que je viens de faire. Les Otahitiens, loinde regarder comme un deshonneur dêtre aggrégés àcette fociété , en tirent au contraire vanité , commedune grande diftinétion : lorfquon nous a indiquéquelques perfonnes qui étoient membres dun Arreoy ,nous leur avons fait, M. Banks & moi, des queftionsfur cette matière, & nous avons reçu de leur proprebouche les détails que je viens de rapporter. PlufieursIndiens nous ont avoué quils étoient aggrégés à cesexécrables fociétés , & que plufieurs de leurs enfansavoient été mis à mort.

Je ne dois pas terminer la defcription de la viedomeftiquedes Otahitiens , fans parler de leur extrêmepropreté. Si ce qui diminue le bien-être & augmenteles maux de la vie eft un vice , fûrement la propreté