du Capitaine Cook.
473
E pahah Tayo malama tai yaJVo Tabane tonatou, •whannomi ya.
E Turay eattu terara patee Whennua toaiIno o maio Prêtant to Whennuaia no Tute. (a)
Nous connoiffons trop imparfaitement la langueà’Otahitij pour entreprendre de traduire ces vers. Ilss’amufent fouvent à chanter des couplets pareils à ceux-ci , lorfqu’ils font feuls ou avec leur famille , & fur-tout quand il eft nuit: quoiqu’ils n’aient pas befoin defeu pour fe chauffer, ils fe fervent pourtant d’une lu-mière artificielle, entre le coucher du Soleil & le temsoù ils vont fe repofer.. Leurs chandelles font faites d’uneefpèce de noix huileufe, dont ils embrochent plufieursdans une baguette ; après avoir allumé celle qui eff à undes bouts , le feu prend enfuite h la fécondé, en brûlanten même-tems la partie de la brochette qui la traverfe,comme la mèche de nos bougies : lorfque la fécondé effconfumée le feu fe communique à la troifïème , & ainfi.de fuite ; quelques-unes de ces chandelles brûlent pen-dant un tems confidérable, & donnent une lumière allezforte. Les Otahitiens fe couchent ordinairement uneheure après que le crépufcule du foir eff fini ; maislorfqu’ils ont des étrangers qui paffent la nuit dansleurs habitations, ils laiffent communément une de ceschandelles allumée pendant la nuit, probablement pourêtre à portée de veiller fur celles de leurs femmes,dont ils ne veulent pas faire les honneurs à leurs hôtes.
(a) Le Lefteur doit remarquer qu’un François qui auroit entenduces vers ne les auroit pas écrits de cette manière , & que pour enapprécier les fons & la rime il faut favoir prononcer l’Anglois,
Tome. IL Ooo