DU CAPITAINE COOIC. 471
gué , dorment ordinairement après les repas & dans
la chaleur du jour: ils font extrêmement indolents, 8c Ann - i 7 6 9-•1 , 1 * • j T • p Juillet,
ils n ont pas a autre occupation que de aornnr 8c man- y ie ^ 0)Tie( -_
ger. Ceux qui font plus âgés font moins parefl’eux , & tique & amu-
les jeunes garçons & les petites filles relient éveillés femens -
pendant tout le jour , par l’adivité & l’effervefcence
naturelle de leur âge.
En rapportant les incidens qui nous arrivèrent pen-dant notre féjour dans l’Ifle , j’ai déjà parlé par occa-fion de leurs amufemens,' 8c en particulier de leur mu-fique , danfe , combat de lutte 8c maniement de l’arc ;ils fe difputent auiïi quelquefois à qui j’ettera le mieuxune javeline. En lançant une flèche , comme ils ne vi-fent point à un but, mais à la plus grande diftance ; endécochant la javeline , au contraire , ils ne cherchent pasà la pouffer le plus loin poilible , mais à frapper unemarque qui efl fixée : cette javeline eft d’environ neufpieds de long ; le tronc d’un plane , placé à environvingt verges de diftance, fert de but.
Les flûtes 8c les tambours font les feuls inftrumensde mufique qu’ils connoiflent; les flûtes font faites d’unbambou creux d’environ un pied de long 5 & , commenous l’avons déjà dit, elles n’ont que deux trous ëc par-conféquent que quatre notes , avec lefquelles ils ne fem-blent avoir compofé jufqu’ici qu’un air: ils appliquentà ces trous l’index de la main gauche 8c le doigt dumilieu de la droite.
Le tambour eft compofé d’un tronc de bois de for-