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2 (1774)
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464
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464 Voyage

Popération manqueroit, & dans un tranfport de dou-Ann. 1769. | eur & de défefpoir elle découvrit le trou fur lechamp. M. Banks regretta le malheur quil avoit cau-, mais il fe confola , parce quil eut occafion dexa-miner par-lk la manière dont les Otahitiens procèdentà cette grande œuvre, quil nauroit peut - être pas puconnoître autrement.

Tels font leurs aliments auxquels leau falée ,quil emploient dans tous leurs repas , fert de fauceuniverfelle. Ceux qui vivent près de la mer vont enpuifer lorfquils en ont befoin, & ceux qui habitent àquelque diftance, la confervent dans des vafes de bam-bous quils drefiènt pour cet ufage dans leur habita-tion. Us ont pourtant dautre fauce que leau falée, ilsen font une féconde avec lamande de la noix de co-cos quils laiflent fermenter jufquà ce quelle fe dif-lolve en pâte affez reflemblante à du beurre, & quilspétrifient enfuite avec de leau falée. La faveur decette fauce eft très-forte 6c nous parut très-défagréar-bîe, lorfque nous en goûtâmes pour la première fois ;quelques-uns de nos gens cependant ne la trouvèrentpas dans la fuite fi mauvaife, ôc même ils la préféroientà celle que nous employions dans nos repas, fur-toutquand elle étoit mêlée avec le poifion. Les Otahitiensfembloient la regarder comme une friandife, & ils nesen fervoient point dans leurs repas ordinaires ; foitparce quils imaginent que cefl: prodiguer mal-à-propos la noix de coco; ou que, lors de notre féjourdans lIfle, elles ne fuflènt pas allez mûres pour cela.

En général, leau & le jus de la noix de coco for-ment