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Popération manqueroit, & dans un tranfport de dou-Ann. 1769. | eur & de défefpoir elle découvrit le trou fur lechamp. M. Banks regretta le malheur qu’il avoit cau-fé, mais il fe confola , parce qu’il eut occafion d’exa-miner par-lk la manière dont les Otahitiens procèdentà cette grande œuvre, qu’il n’auroit peut - être pas puconnoître autrement.
Tels font leurs aliments auxquels l’eau falée ,qu’il emploient dans tous leurs repas , fert de fauceuniverfelle. Ceux qui vivent près de la mer vont enpuifer lorfqu’ils en ont befoin, & ceux qui habitent àquelque diftance, la confervent dans des vafes de bam-bous qu’ils drefiènt pour cet ufage dans leur habita-tion. Us ont pourtant d’autre fauce que l’eau falée, ilsen font une féconde avec l’amande de la noix de co-cos qu’ils laiflent fermenter jufqu’à ce qu’elle fe dif-lolve en pâte affez reflemblante à du beurre, & qu’ilspétrifient enfuite avec de l’eau falée. La faveur decette fauce eft très-forte 6c nous parut très-défagréar-bîe, lorfque nous en goûtâmes pour la première fois ;quelques-uns de nos gens cependant ne la trouvèrentpas dans la fuite fi mauvaife, ôc même ils la préféroientà celle que nous employions dans nos repas, fur-toutquand elle étoit mêlée avec le poifion. Les Otahitiensfembloient la regarder comme une friandife, & ils nes’en fervoient point dans leurs repas ordinaires ; foitparce qu’ils imaginent que c’efl: prodiguer mal-à-propos la noix de coco; ou que, lors de notre féjourdans l’Ifle, elles ne fuflènt pas allez mûres pour cela.
En général, l’eau & le jus de la noix de coco for-ment