du Capitaine Cook. 461
& de la volaille ; ]e 11e puis pas vanter beaucoup lafaveur de leur volaille , mais nous convînmes tousqu’un chien de la mer du Sud étoit prefqu’auffi bonqu’un agneau d’Angleterre. Ils ont probablement cetexcellent goût, parce qu’ils fe nourrirent uniquementde végétaux. La mer fournit à ces Infulaires beaucoupde poiffons de toute efpèce ; ils mangent crus lesplus petits qu’ils attrapent , comme nous mangeonsles huîtres, & ils tirent parti de toutes les produdionsde la mer. Ils aiment pafiîonnément les écreviffes denier, les cancres & les autres coquillages qu’ils trou-vent fur la cote. Ils ne mangent pas feulement les in-fe&es de mer , mais encore ce que les marins Angloisappellent Blubbers , quoiqu’ils foient fi durs qu’il failleles laiflér pourrir , avant de pouvoir les mâcher. Parmiles végétaux qui leur fervent d’aliments, le fruit à paineft le principal , & pour s’en procurer ils n’ont d’au-tre peine qu’à grimper fur un arbre. Cet arbre n’eftpas tout-à*fait une produélion fpontanée de la nature,mais l’Otahitien qui dans fa vie en plante une dizaine ,ce qui exige un travail d’une heure, remplit fes obli-gations a l’égard de fes contemporains & de la géné-ration à venir , auffi parfaitement que l’habitant denos climats moins tempérés qui laboure pendant lefroid de l’hiver, moilTonne à la chaleur de l’été, toutesles fois que reviennent ces faifons, & qui, après avoir' nourri fa famille , trouve moyen de laifler à fes en-fants de l’argent & du bien.
Ann. 1769.Juillet.
Il eft vrai qu’ils n’ont pas toute l’année du fruità pain , mais les noix de cocos , les bananes , les