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2 (1774)
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460
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.Ann. 1769.Juillet.

Nourriture.

j:.6o Voyage

une feule famille, mais pour fervir daflemblée ou deretraite à tous les habitans dun canton: quelques-unesde celles-ci ont deux cents pieds de long , trente delarge & vingt délévation jufquau faîte ; elles fontconfiantes & entretenues aux frais communs du dif-triét pour lequel elles font deftinées , & elles ont à un descôtés une vafte place environnée de petites paliflàdes.

Ces maifons ainfi que celles des familles particu-lières nont point de murailles ; ce peuple na pas be-foin de lieu retiré ; il na aucune idée de lindécence ,& il fatisfait en public fes defirs & les pallions, avecaufli peu de fcrupule que nous appaifons notre faim, enmangeant avec nos parens & nos amis. .Des hommesqui nont point didée de la pudeur par rapport auxaétions, ne peuvent pas en avoir relativement aux pa-roles ; il neft pas befoin de remarquer que la conver-fation de ces Infulaires roule principalement fur cequi eft la fource de leurs plus grands plaifirs, ôc queles deux fexes y parlent de tout fans retenue & dansles termes les plus fimples.

Les végétaux forment la plus grande partie de leurnourriture. Nous avons déjà dit , quexcepté les co-chons , les chiens & la volaille, ils nont point dani-maux apprivoifés ; & ceux- mêmes ny font pas engrande quantité. Lorfquun chef tue un cochon, il lepartage prefque également entre fes fujets ; & commeils font très-nombreux , la portion qui revient à cha-que individu dans ces feftins qui narrivent pas fou-vent eft néceflairement très-petite. Les Otahitiens ducommun fe régalent plus fréquemment avec des chiens