du Capitaine Cook. 459
bitations pourtant , il y a un fiege qui fert feulementau maître de la famille , & fx l’on y ajoute quelquespetits billots creufés dans la partie fupérieure & quileur fervent d’oreillers. ils 11’ont point d’autres meubles.
L a hutte efl: deftinée principalement à y paf-fer la nuit ; car , à moins qu’il ne pleuve , ils man-gent en plein air à l’ombre de quelque arbre voifin.Les habillements qu’ils portent pendant le jour , leurfervent de couverture pendant la nuit; le plancher eftle lit commun de tout le ménage , & il n’y a aucuneféparation. Le maître de la maifon & fa femme fecouchent au milieu ; & près d’eux les gens de la fa-mille qui font mariés, enfuite les filles qui ne le fontpas , & à. peu de diftance les garçons ; les ferviteursou toutous, comme les appellent les Otahitiens , dor-ment à la belle étoile , lorfqu’il ne tombe point depluie ; & dans ce cas , ils fe réfugient fous les bordsde l’habitation.
Il y a des huttes d’une autre efpèce, appartenantesaux chefs & moins ouvertes ; elles font plus petites queles autres , & conftruites de maniéré qu’ils les tranf-portent fur leurs pirogues d’un endroit à l’autre , &les dreflent comme des tentes dans l’occafion. Ellesfont enfermées par les côtés avec des feuilles de cocos ,qui ne les bouchent pas afiez exactement pour empê-cher l’air d’y entrer ; le chef & fa femme vont y cou-cher feuls.
Les Otahitiens ont d’autres maifons beaucoup plusgrandes, qui ne font pas bâties pour un feul chef ou
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Ann. 1769Juillet-